Accueil Date de création : 16/02/08 Dernière mise à jour : 29/11/11 19:49 / 25 articles publiés

Paroisse du Coeur Immaculé de Marie  posté le samedi 01 mars 2008 16:03

Coeur Immaculé Marie
EGLISE
COEUR IMMACULE DE MARIE

34, Rue Richelieu 69100 Villeurbanne.
Coeur Immaculé Marie

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la Ferrandière en 1938  posté le jeudi 28 février 2008 18:01

Blog de nonalazacmn :ZAC DES MAISONS NEUVES - 69100 VILLEURBANNE = DANGER IMMINENT !, la Ferrandière en 1938

VIII - LA FERRANDIÈRE EN 1938

 

 

Les directeurs de la S.I.F. avaient fait des projets magnifiques :

la propriété serait percée de larges avenues plantées d'arbres,

  •  les lots seraient tels, qu'on pourrait y édifier de coquettes villas  entourées de jardins.
  •   la Ferrandière deviendrait un parc de verdure et de fraicheur :
  •  l'oasis qui reposerait loin des brouillards de Lyon et à l'abri des fumées de la banlieue.
  •  Ils avaient oublié le dicton : “ Bien mal acquis ne profite pas "
  •  Dieu ne pouvait permettre que cette propriété odieusement volée par un gouvernement sectaire devint plus belle qu`au temps ou, foyer de vertus, elle abritait les religieuses et leurs élèves...


Le promeneur qui s'égare aujourd'hui dans le nouveau quartier de la Ferrandière en rapporte surtout une impression de laideur.


Sans doute, à l'Est.

Une partie de l`ancien parc, d'un seul tenant forme encore un joli morceau ou l'on voit :

  •     un petit bout de la Rize,
  •     le tumulus romain et,
  •     l'Allée des Marronniers,


mais longtemps ouvert à tout venant et centre de campement pour les bohémiens, ce parc a été passablement saccagé.

On y chercherait vainement les salles d’ombrages et les belles allées d’autrefois, seuls les marronniers séculaires ont résisté a l’orage et leur port imposant fait oublier la tristesse des alentours.

Tout le reste de la propriété est morcellé et par conséquent méconnaissable.

Jadis, de la place des Maisons-Neuves, on arrivait par l'Allée du Sacré-Coeur, large avenue plantée d'arbres et d'un bel effet d'ensemble; elle est devenue, aujourd`hui, l'avenue Francisco-Ferrer.

Et même, détail piquant, cette rue qui marque la limite des communes de Lyon et Villeurbanne, garda pendant quelque temps le nom du Sacré-Coeur pour le coté de Lyon; puis, Francisco triompha définitivement... (1)

Près de la Clinique Lumière (2), la rue se divise :

  •  à gauche, c`est l'avenue de la Ferrandière (3), qui traverse de part en part l'ancien domaine;
  •  à droite, la rue Richelieu, qui passe devant la chapelle.


Cette rue Richelieu ne paie pas de mine :

  • d`un côté, sur toute sa longueur, un haut mur de clôture en ciment armé et de l`autre, des maisons bâties sans ordre et sans art, des murailles d’usines noires et sales; la chaussée mal empierrée n’invite pas le promeneur, et puis, elle finit piteusement en cul-de-sac.
  • Le grand cardinal, ami de l’ordre et de la régularité, est loin d’être aussi bien partagé que l’anarchiste espagnol.
  • Pour certains Francais d’aujourd’hui, Richelieu ne serait-il plus que l’inventeur de la chaussure qui porte son nom ?

Les autres rues sont a peu près du meme style.

  •  La Fontaine, à l’âme si poétique, est aussi mal loti :
  •  des murs d’usine, un terrain vague ou s’amoncellent des détritus de tous genres, de quoi mettre en fuite tous les animaux de ses fables, et enfin, ô cruelle ironie du sort !...
  •  un jardin des  " TOUT-PETITS ", mais, n’en déplaise au Bonhomme, c'est la seule note de poésie de ce coin que les hommes ont enlaidi.


L’ALLÉE DES MARRONNIERS (4) n’est pas la moins belle, et c’est elle sans doute qui garde le plus de souvenirs; elle s’étend à peu près sur l’ancienne cour des orangers.

Le château a disparu, mais à droite, on voit toujours la maison de communauté des religieuses, mutilée, il, est vrai.

À gauche, subsiste une partie des salles de musique :

  • là où gazouillaient les pianos, maintenant le ronron des moteurs est le chant de base d’une étrange mélodie découpée par les notes aiguës de la scie mécanique.

La colline de Fourvière reste visible, mais elle semble plus lointaine, car tout autour, la ceinture des usines s’est tellement ressérrée que souvent la fumée dévore l’horizon.

Vers le Nord, par contre, à petite distance, tels de nouveaux riches, se dressent orgueilleusement  " d’insolentes bâtisses, gigantesques, à la mode américaine... et qui étalent des crudités neuves de ciment armé " (5)


Les arbres seuls distraient un peu de l’obsédante laideur, fort heureusement on les a multipliés dans les nouvelles rues de la Ferrandière; leur feuillage, leurs lignes, les oiseaux qui s’y refugient encore, rappellent que Dieu, du moins, est toujours un artisan de beauté.


(1) cette rue s'appelle· maintenant Frédéric Mistral
(2) clinique St-Martin (démolie depuis)
(3) aujourd'hui l'avenue Marc Sangnier
(4) Aujourd’hui I’avenue St-Exupéry

(5) Les cités de Villeurbanne (Emile Baumann)

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qui était Sainte Madeleine Sophie BARAT ?  posté le mercredi 27 février 2008 12:31

QUI ÉTAIT SAINTE MADELEINE-SOPHIE BARAT ?

Une Bourguignonne, née le 13 décembre 1779 dans une famille d'artisans tonneliers. Elle était la dernière de trois enfants. Louis, l'aîné, né en 1768 se destinait à l'Eglise. Ses projets furent différés par la Révolution. Après bien des difficultés, il fut ordonné prêtre clandestinement en septembre 1795 et entra dans la Compagnie de Jésus (jésuites) lorsque celle-ci fut rétablie sous la Restauration. La seconde Marie-Louise, se maria en 1793 elle eut dix enfants dont une seule fille fit souche. Cette branche est éteinte.

 Une femme dotée d'une culture peu commune. Grâce à sa mère qui s'intéressait aux modes culturelles du temps, mais surtout à son frère Louis qui, en attendant d'être ordonné prêtre, était professeur au collège de Joigny, Sophie reçut une éducation exceptionnelle pour une jeune fille de son temps. Elle fut initiée aux matières profanes et religieuses et apprit les langues anciennes et modernes. Commencée à Joigny, sa formation se poursuivit, sous la férule de Louis, à Paris où elle arriva à l'automne de 1795.

 

Une femme à la foi vive. Pieuse, la jeune Sophie, dès l'enfance décida de se consacrer à Dieu. Sa famille était, comme beaucoup à Joigny, janséniste. Sous l'influence de Louis, à l'extrême fin du règne de Louis XVI, les Barat furent gagnés au culte du Sacré-Cœur. Madeleine-Sophie fut profondément marquée par la Révolution, en qui elle vit toujours un régime qui, en désorganisant puis en interdisant le culte, en entravant l'enseignement de la foi et en pourchassant les prêtres, avait voulu attenter aux droits de Dieu. Elle souffrit, comme toute sa famille, du sort réservé à Louis Barat. Après avoir rétracté son serment de fidélité à la Constitution Civile du Clergé en 1792, Louis fut incarcéré à Paris et échappa par miracle à la Guillotine, grâce à la chute de Robespierre.

 

La fondatrice de la Société du Sacré-Cœur, une congrégation internationale qui, actuellement, s'étend sur tous les continents dans une quarantaine de pays et qui rassemble plusieurs milliers de religieuses. Sous le Directoire, Sophie Barat commença, dans la prière, à envisager une congrégation féminine nouvelle qui, pour honorer le Cœur du Christ et pour diffuser l'amour de Dieu se consacrerait à l'éducation des jeunes filles. Ce projet prit forme grâce à un prêtre qui lui fit rencontrer une congrégation nouvellement fondée et dont les objectifs étaient proches des siens. Le 21 novembre 1800, Sophie Barat prononça ses premiers vœux. L'année suivante, l'activité apostolique du nouvel institut, démarra grâce à l'établissement, à Amiens, d'un premier pensionnat de jeunes filles. Dès 1804, pour des raisons politiques, la maison d'Amiens se sépara de cette congrégation. La même année, Madeleine-Sophie était désignée comme supérieure des Dames de l'Instruction Chrétienne, nom qui fut celui de la Congrégation jusqu'en 1815 puisqu'il était impossible de faire référence au Sacré-Cœur, compris depuis les guerres de Vendée, comme un symbole contre-révolutionnaire. La nouvelle congrégation commençant à essaimer, Madeleine-Sophie fut en 1806, nommée Supérieure générale, charge qu'elle devait conserver jusqu'à sa mort. Désormais, l'histoire de Sophie se confond avec celle de sa congrégation. La fondatrice voyage à travers la France, puis l'Europe. Elle fonde de nouvelles communautés. Elle définit les activités par lesquelles sa congrégation va se manifester dans le monde pour donner corps au désir de découvrir et manifester l'amour du Cœur du Christ. Des pensionnats, des écoles gratuites sont ouverts. Puis des établissements divers adaptés aux besoins du temps ou des sociétés locales sont créées par les Religieuses du Sacré-Cœur. La Mère Barat organise aussi l'œuvre des " retraites " offrant un accompagnement spirituel à des femmes mariées ou non. Pendant toute sa vie, elle mobilise les energies, soutient les efforts des religieuses par une correspondance géante. Dès 1818, la Société du Sacre-Cœur fonde hors de France. Philippine Duchesne, canonisée en 1988 part pour les Etats-Unis. La congrégation est la même année appelée en Italie.

 

Une femme ouverte aux besoins de son temps : Attentive à y répondre de son mieux, la fondatrice du Sacré-Cœur a travaillé à donner aux femmes un rôle de premier plan dans la reconstitution du tissu social. Elle a aussi révélé de remarquables qualités relationnelles, manifestant de l'aisance aussi bien avec les grands de ce monde qu'avec les enfants et leurs familles. Les plus pauvres savaient trouver auprès d'elle accueil et soutien.

Madeleine-Sophie Barat mourut à Paris, dans la maison-mère du Boulevard des Invalides, le 25 mai 1865, en la fête de l'Ascension. Elle fut béatifiée en 1908 et canonisée en 1925. Son corps est conservé à Bruxelle

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7 - RUINES ET RESURRECTION  posté le dimanche 24 février 2008 18:17

RUINES ET RESURRECTION
 
La S.I.F. (Société Immobilière de la Ferrandière) est maintenant propriétaire d’un vaste domaine de 27 hectares environ.
 
Ses dirigeants projettent de le vendre par petits morceaux et ils se flattent que l’opération rapportera un gros bénéfice; mais les acheteurs seront lents a se présenter.

Le premier lotissement se fit en faveur d’une bonne oeuvre.
 
En 1913, en effet, la  " Societe Immobilière de Prévoyance " achetait un lot comprenant l’anciènne aumenerie et l’anciènne école des pauvres.
 
  • C’est là que Mlle Rochebillard, mandataire de la Société, allait abriter ses oeuvres de jeunes filles.
    • Elle fut donc la première habitante de la Ferrandière...
 
Il fallait même un certain courage pour venir s’y installer, car, depuis que le domaine était laissé à l’abandon, la  " pègre "  lyonnaise y avait jeté son dévolu et les bâtiments vides lui servaient de refuge paisible.

La  " petite école " ne pouvait suffire pour la nouvelle oeuvre.

Aussitôt on va construire, bientôt s’élèvera l’immeuble qui unit actuellement l’aumônerie et l’anciènne école.
 
Avant que ces constructions ne fussent achevées, les jeunes filles s’installèrent dans l’ancienne "porterie" devant la chapelle.
 
Deux mois avant la guerre, les nouveaux locaux étaient inaugurés, mais, dès la mobilisation, tout était requisitionné par l’autorité militaire pour un hôpital auxiliaire qui devint plus tard une ambulance américaine.
 
Mlle Rochebillard restait la grande directrice, s’occupant en même temps d’enfants rapatriés des régions envahies; elle les logeait dans les vieux bâtiments devant la chapelle.

La guerre finie, la maison abrita d’abord les pupilles de la Nation, puis de nouveau les oeuvres de jeunes filles.
 
En 1925, l’oeuvre fut transformée en centre anticancéreux.
 
Aujourd’hui, Mlle Rochebillard n’est plus, mais le souvenir de sa charité est resté.
 
La maison qu’elle avait fondée est maintenant la Clinique Lumière.
 

 
L’AGONIE DES PIERRES
 
Tandis que, peu a peu, montaient les murs de bâtiments neufs, en cette même année 1913, on voyait la pioche des démolisseurs s’attaquer au pensionnat.
 
Sept ans d’abandon avaient été désastreux pour toute la propriété, mais surtout pour les bâtiments : l’eau, le vent, le froid et aussi la main de l’homme s’étaient associés pour les ravager progressivement.
 
Comment réparer ces toitures defoncées, ces murs ravinés ?
 
Le château Louis XIII et le pensionnat sont donc condamnés à disparaître...
 
Le travail commence sans tarder, les ailes sont les premières attaquées; lentement, la hauteur des murs diminue et, un jour, l’image du château depuis si longtemps encadrée dans la perspective de l’allée Notre-Dame des Champs a disparu; les autres bâtiments qui semblaient lui faire une garde d’honneur ont fondu comme une neige de printemps.

Les démolitions, ralenties par la guerre, ne furent achevées qu’après le retour de la paix. Alors seulement, les acquéreurs se présentèrent, Mlle Rochebillard cessa d’être la seule habitante de la " jungle " ; en même temps, des routes étaient ouvertes dans toutes les directions :
 
  • tel le cerf qui a succombé sous la meute, le beau domaine, percé de part en part, se voyait dépecer.

LES RUINES REFLEURISSENT
 
La chapelle cependant était restée; c’était l’âme qui allait faire le lien entre le passé et le présent.
 
Puisqu’ils devaient la conserver, les liquidateurs la remirent a M. Berland (1) qui en devint le propriétaire légal.
 
C’était en 1913, et pourtant, en regardant les photos, on prendrait dejà cette chapelle pour une église martyre des pays envahis :
 
  • elle est absolument dévastée, tout insigne religieux a disparu et l’on voit les vitres brisées, les murs dégradés, les tribunes effondrées, le pavage arraché et tout le sol souillé d’une épaisse couche d’immondices.
  • " Dans cette chapelle, il n’y a plus rien ", disait l’affiche de vente...
  • Oui, mais dans sa nuditée et son délabrement, cette église gardait la trace de la haine des hommes; car, pourquoi avoir profané la maison de Dieu jusqu’à la transformer en étable, alors que les immenses bâtiments abandonnés par les religieuses auraient pu suffire ?
Les mains dévouées qui recueillaient ce pieux héritage entreprirent aussitôt de lui redonner un aspect décent, digne de son passé.

Les travaux, commencés sous la direction d’un architecte de Lyon, furent interrompus par la guerre.
 
Pendant ces quatre années, l’abandon, l’eau, travaillèrent à nouveau et il fallut tout recommencer.
 
Il ne pouvait être question de rendre à la chapelle son cachet primitif :
 
  • les boiseries, les stalles, les autels, le mobilier enfin, avaient été emportés par les soeurs et utilisés pour d’autres maisons.
Comme la voûte n’avait pas souffert et gardait encore son ciel d’azur semé d’étoiles, elle fut conservée.
 
Les murs furent badigeonnés de couleur claire.
 
Les vitraux du choeur furent heureusement retrouvés chez un brocanteur et reprirent leur place; de même l’autel de Saint-Joseph fut le seul à revenir à la Ferrandière.
 
Un banc de communion en pierre marbrée remplaca l’ancien en fer forgé, une chaire aux lignes modernes fut érigée, non plus a l’entrée du choeur comme autrefois, mais au milieu de la nef, du coté de l'évangile.
 
Peu à peu, la maison de Dieu reprenait une allure d’église.
 
Il ne manquait plus qu’un autel.
 
En attendant mieux, un modeste autel provisoire fut dressé.
 
La croix fut offerte par les anciennes élèves qui avaient suivi les Dames du Sacré-Coeur à Rivoli; on y avait gravé cette inscription :
 
  • "MON PERE, PARDONNEZ-LEUR"  - LA FERRANDIERE 1818 - 1907
La chapelle avait repris vie.
 
Le Divin Maître pouvait rentrer chez Lui.
 
Les derniers aménagements furent accélérés grace au zèle de M. le chanoine Borel, curé de la Nativité.
 
Il réconcilia la chapelle selon le rite prescrit pour les églises violées et, le 8 mai 1925, on fêtait solennellement la résurrection :
 
  • née le jour de la Nativité de Marie, consacrée au mois de mai, la chapelle revenait a la vie au mois de mai.
  • Aujourd’hui, évidemment, les "Anciennes" étaient venues nombreuses.
  • Elles se retrouvaient encore quelques jours plus tard à la Ferrandière, car le 25 mai, une permission spéciale de Rome autorisait a chanter un " TE DEUM " solennel dans la chapelle de la Ferrandière, pour remercier Dieu de la canonisation de la Vénérée fondatrice : Sainte Sophie Barat.
  • Une "Ancienne" surtout avait été remarquée :
  • toutes l’avaient reconnue avec joie et avaient senti leur coeur tressaillir quand elles l’entendirent parler du passé : c’était la cloche !
 
Depuis 1834, ses notes claires, reprises en écho par les cris des enfants et les chants des oiseaux, s’égayaient dans la belle Ferrandière.
 
Aujourd’hui, comme ces vieilles grand’mères usées par le chagrin, son timbre a
perdu la netteté d’autrefois : elle a comme des sanglots dans la voix...

Elle en a tant vu...
 
Emportée en exil, elle sonna sur la terre étrangère; revenue dans la patrie, elle faillit rester égarée au cours d’un nouveau déménagement; maintenant, elle a enfin retrouvé son petit clocheton :
  • très simple, très pauvre même, mais c’est le pays natal !
Ah ! que le paysage a changé autour d’elle (2)
 
A cette chapelle qui avait eu un passé si glorieux, il fallait un autel digne du Sacré-Coeur. C’était l'avis du vicaire de Villeurbanne, M. l’abbé Marbach, qui s’était dévoué tout entier à sa tâche de restauration.
 
  • Grâce à la générosité des fidèles - et des anciennes élevès en particulier, - la Ferrandière eut bientôt un magnifique autel de marbre. Il a des lignes sobres, la table est supportée par quatre colonnes de marbre jaune, sur le retable, une frise stylise des motifs eucharistiques.
 
Dans la table, on scella les noms de tous les donateurs et des anciennes maîtresses de la Ferrandière.
 
Tous sont donc plus spécialement associés aux messes célébrées sur cet autel.
 
En même temps, les anciennes offraient une statue du Sacré-Coeur; placée sur un haut piédestal, derrière l’autel, elle domine toute la chapelle.
 
  • Dans les panneaux du choeur, il y avait autrefois trois tableaux.
  •  il y en a maintenant un seul du côté de l’évangile : ce tableau représente Sainte Sophie Barat, dans la gloire, entourée de jeunes enfants. ll rappelle une faveur obtenue par l’intercession de Mme Barat, avant sa canonisation.
http://home.scarlet.be/merebarat.bxl/images/msb-enfants-l.jpg

  • Pendant l’exil à Rivoli, un jour, en 1913, une enfant fut prise d’un mal si grave qu’on craignit pour sa vie. Grand émoi de la maîtresse du pensionnat : la famille était loin en France et l’enfant semblait perdue : les maîtresses de Rivoli s’adressèrent a la Mère Barat, lui promettant un ex-voto si elle manifestait sa puissance en faveur de cette enfant. Quelques jours plus tard, la petite était sur pied et, pleine de santé, prenait avec ses compagnes le chemin de la France pour aller en vacances. Dès 1916, l’ex-voto fut placé dans la chapelle de la Ferrandière.
Aujourd’hui, la chapelle a un aspect agréable qui surprend même, car l’extérieur reste modeste.
 
Depuis sa réouverture, elle servit de chapelle de secours pour la paroisse de la Nativité (3) et jusqu’à ces dernieres amiées, elle fut fréquentée,   mais depuis la
fondation de la paroisse Sainte-Jeanne-d’Arc, le nombre des fidèles à sensiblement diminué.
 
(1) Sa fille était éléve de la Ferrandiére au moment de l'expulsion.

(2) Cette cloche, très simple, porte seulement comme inscription, ou sommet du col :
  • " Sit nomen Domini benedictum ",
  • au bas : Burdin Ainé, fondeur, Lyon, 1834

(3) La chapelle de la Ferrandière fut acquise de M. Ber/and, en 1927, par la
Diocésaine de Grenoble dont l'Evêque est président de droit.

 

http://home.scarlet.be/merebarat.bxl/images/msb-priere-l.jpg


 

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L'état de la chapelle après l'oeuvre des vandales... et des imbéciles  posté le dimanche 24 février 2008 15:28

Blog de nonalazacmn :ZAC DES MAISONS NEUVES - 69100 VILLEURBANNE = DANGER IMMINENT !, L'état de la chapelle après l'oeuvre des vandales... et des imbéciles

Voici l'état de la pauvre chapelle après le passage des bâtards de la Révolution française...

 

Honte à eux ! 

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